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Pension alimentaire ou prestation compensatoire : quelles différences ?

Pension alimentaire ou prestation compensatoire : quelles différences ?

Publié le : 09/02/2026 09 février févr. 02 2026

Au moment d’une séparation ou d’un divorce, les conséquences financières occupent une place centrale, c’est pourquoi le droit français prévoit plusieurs mécanismes destinés à préserver l’équilibre économique des personnes concernées, en particulier lorsque la rupture fragilise l’un des anciens conjoints ou les enfants.

Au titre de ces dispositifs figurent la pension alimentaire et la prestation compensatoire. Et si ces appellations évoquent toutes deux une contribution financière, elles reposent toutefois sur des fondements juridiques distincts et poursuivent des finalités différentes.

 

La pension alimentaire : une obligation de soutien continu


La pension alimentaire est une somme versée périodiquement afin de pourvoir aux besoins courants d’une personne.
Ce versement ne doit cependant pas être confondu avec la contribution à l’entretien et l’éducation des enfants, souvent désignée à tort sous le terme de « pension alimentaire », obligation légale des parents qui dans le cadre d’une séparation, correspond à la somme versée par l’un des parents à l’autre pour assurer, de manière équilibrée, les frais liés à la vie quotidienne, à la scolarité et aux besoins de l’enfant, indépendamment des modalités de garde.

La pension alimentaire entre conjoints est une aide financière destinée à soutenir un époux dont la situation économique se fragilise à la suite d’une séparation, tant que le lien matrimonial subsiste.
Cette obligation trouve son fondement dans le devoir de secours, qui impose aux époux de s’assister matériellement, même lorsqu’ils ne vivent plus ensemble.

Cette contribution peut être accordée pendant une séparation de fait, une séparation de corps ou au cours de la procédure de divorce, afin de compenser une baisse de niveau de vie temporaire.

En revanche, une fois le divorce prononcé, la pension alimentaire disparaît.

À titre d’illustration, un conjoint ayant réduit ou cessé son activité professionnelle pour s’occuper du foyer peut obtenir une pension alimentaire de l’autre époux pendant la procédure de divorce, le temps de retrouver une autonomie financière.

La pension alimentaire et son montant sont fixés par le juge en fonction des ressources de celui qui la verse et des besoins concrets du bénéficiaire.

À noter également qu’en dehors de toute procédure de divorce, durant le mariage, une pension peut être accordée lorsque les conjoints ne partagent plus le même domicile et que l’un d’eux ne dispose pas de revenus ou de ressources personnelles suffisantes pour préserver des conditions de vie normales.
Elle peut également ordonnée lorsque les époux vivent toujours ensemble, mais que l’un se soustrait partiellement ou totalement à sa participation aux dépenses du ménage, générant de fait une inégalité dans la participation aux charges communes.

 

La prestation compensatoire : rééquilibrer les niveaux de vie


À l’inverse de la pension alimentaire, la prestation compensatoire intervient exclusivement lors du divorce.

Son objectif n’est pas de subvenir à des besoins immédiats, mais de compenser la disparité de niveau de vie créée par la rupture du mariage.

Un époux ayant interrompu sa carrière pendant plusieurs années pour se consacrer à l’éducation des enfants peut, peut par exemple au moment du divorce, percevoir une prestation compensatoire si la séparation entraîne une différence marquée sur le plan financier par rapport à son niveau de vie pendant le mariage, et ce même s’il est en mesure de subvenir à ses besoins quotidiens.

Pour statuer de son bien-fondé et du montant, le juge procède en une analyse globale de la situation des époux : durée de l’union, choix professionnels effectués pendant la vie commune, âge, nombre d’enfants, patrimoine estimé ou prévisible, état de santé ou perspectives de carrière, etc.
Étant précisé que les époux peuvent eux-mêmes décider des modalités de ce versement dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel.


En pratique, la prestation compensatoire est versée sous forme de capital, en une fois ou de manière échelonnée sur une durée limitée (8 ans maximum).
Ce versement sous forme de rente reste exceptionnel, et il est possible pour la prestation compensatoire de prendre la forme de l’attribution d’un bien mobilier ou immobilier.

Une révision de la prestation compensatoire demeure possible dès lors qu’un changement important intervient dans la situation d’un des ex-époux, notamment en matière de ressources.

 

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